Qu’est-ce que le myriophylle à épis et pourquoi est-il nuisible ?
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Le myriophylle à épis, ou myriophylle, est une plante aquatique invasive qui pousse généralement entre un et quatre mètres de profondeur, mais peut s’enraciner jusqu’à dix mètres. Il peut former des tapis denses à la surface du lac, gênant la baignade, la pêche, la navigation et d’autres activités.
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En mourant et en se décomposant à la fin de chaque saison, la plante consomme l’oxygène dissous dans l’eau, ce qui peut avoir des conséquences environnementales négatives.
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Le myriophylle se reproduit par fragmentation de ses tiges. Ce phénomène se produit naturellement de la mi-juillet à octobre, mais il peut être considérablement aggravé par les activités nautiques. Les embarcations de toutes sortes, motorisées ou non, contribuent à la création et à la propagation des fragments de myriophylle.
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Le myriophylle entre en compétition avec les plantes indigènes pour les nutriments et, avec le temps, peut envahir la quasi-totalité, voire la totalité, de la végétation aquatique naturelle.
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On estime que le myriophylle à épis est arrivé au lac Notre-Dame en 1994. Il est fort probable que la plante ait été initialement déposée dans le lac par un bateau ou une remorque transportant un petit fragment de myriophylle.
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La première tentative de cartographie de la plante, en 2004, a permis de découvrir quelques herbiers isolés dans les zones peu profondes du lac. Dix ans plus tard, en 2014, le groupe de consultants en eau douce ABV7 a constaté que le myriophylle, plante robuste, s’était propagé à plus de 25 % de la superficie du lac. Consultez le rapport d’ABV7 ici. [LIEN]
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Malgré les efforts de contrôle, le myriophylle est maintenant présent dans la plupart des zones peu profondes du lac. Le myriophylle à épis ne meurt pas lorsqu’on le coupe ou qu’on l’arrache du fond du lac. Au contraire, les boutures laissées dans l’eau donnent souvent naissance à de nouvelles plantes.
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La quantité de myriophylle dans l’eau peut varier d’une année à l’autre, selon les conditions météorologiques et d’autres facteurs qui influent sur sa croissance.
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L’association a été fondée en 2004 en réponse à la prolifération du myriophylle à épis dans les lacs. L’Association a bénéficié des précieux conseils et de l’aide du biologiste Paul Hamilton du Musée Canadien de la Nature. M. Hamilton continue d’appuyer les efforts de l’association en analysant les résultats des analyses d’eau et en nous informant des changements importants de la qualité de l’eau.
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Avant 2008, l’association a fait l’acquisition d’un coupe-lames électrique grâce à une contribution financière de $6400 de la municipalité de La Pêche. Bien que l’appareil ait été utilisé au début, il s’est rapidement avéré peu pratique. Il est peu probable que l’utilisation d’un coupe-lames, électrique ou manuel, soit autorisée par la province.
