Résultats des analyses d’eau
Lac Notre-Dame - Résumé du 12 août 2025
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Bonne nouvelle ! L’eau du lac Notre-Dame est très propre et saine cet été. Les concentrations d’E. coli sont nulles ou à peine détectables partout.
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Les concentrations d’azote et de phosphore demeurent dans la fourchette « saine », sans changement notable depuis plus de 20 ans. Bravo à tous pour vos efforts d’entretien des fosses septiques, l’absence d’engrais et la renaturalisation des berges pour réduire l’érosion et filtrer les eaux de ruissellement !
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Les pluies et les niveaux d’eau élevés de juin et juillet ont réduit la luminosité atteignant le myriophylle. On observe très peu de tapis en surface et une croissance moindre, même dans les zones peu profondes. La clarté de l’eau est considérablement supérieure à celle de l’an dernier (2024), ce qui indique une moindre concentration de nutriments susceptibles de nourrir le myriophylle et les algues.
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Merci aux bénévoles Lisa Fast, Denis Corbeil et Carole Doré pour la collecte et le transport des échantillons d’eau au laboratoire.
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Des échantillons d’eau sont prélevés chaque année aux emplacements indiqués sur la carte. Vos cotisations et dons à l’association financent ces analyses.
Lac Usher - Résumé du 12 août 2025
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Le lac Usher présente de meilleurs résultats que les années précédentes. Les niveaux de bactéries, avec un taux d’E. coli plus élevé (60 UFC) à l’emplacement 10, sont bien inférieurs à la limite de 200 UFC pour la baignade en toute sécurité.
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Les niveaux d’azote et de phosphore du lac Usher sont conformes aux attentes compte tenu de leur faible quantité, mais augmentent le risque de prolifération d’algues bleu-vert toxiques.
Consulter le tableau des résultats d’analyses d’eau par emplacement sur la carte
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Des bénévoles de l’association prélèvent des échantillons d’eau à des points précis d’entrée et de sortie des lacs.
Interprétation des résultats d’analyse de l’eau
Pour une analyse plus approfondie des résultats, les Lignes directrices canadiennes sur la qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique fournissent des valeurs cibles.
- Bactérie E. coli - Niveaux cibles inférieurs à 10 E. coli peut provoquer des maladies graves. Sa présence dans l’eau est un indicateur fort d’une contamination récente par des eaux usées ou des déjections animales (castors, oies !). Pour la baignade, la limite de sécurité est inférieure à 200 UFC (UFC = Unités formant colonies dans 100 ml d’eau), et pour l’eau potable, elle est inférieure à 4 UFC.
- Prévention: entretien des fosses septiques et naturalisation/protection du littoral pour empêcher les oies de se rassembler et limiter le ruissellement excessif des eaux pluviales.
- Phosphore/phosphates - Niveaux cibles inférieurs à 0,005 mg/L Les eaux de ruissellement naturelles provenant des minéraux, de l’érosion et des eaux pluviales, ainsi que les eaux de ruissellement provenant des engrais et des déchets, peuvent fertiliser les plantes et les algues du lac et réduire sa teneur en oxygène. Le lac Notre-Dame se situe constamment à proximité ou dans cette fourchette.
- Prévention: rivages naturalisés, réduction du sillage des bateaux, utilisation restreinte d’engrais.
- Azote et nitrates – niveaux cibles inférieurs à 0,35 L’azote est présent naturellement et provient du lessivage des engrais dans l’eau. Nous indiquons le taux d’azote Kjeldahl total (NKT), qui correspond à la somme de l’azote lié aux matières organiques, de l’azote ammoniacal (NH₃-N) et de l’azote ammoniacal (NH₄⁺-N). Le taux de NKT au lac Notre-Dame est généralement inférieur à 0,35.
- Prévention: rivage naturalisé (pas de pelouse) et utilisation nulle d’engrais.
- La transparence de l’eau est un indicateur de la santé du lac - une eau claire et transparente est signe de bonne santé. La transparence de l’eau est mesurée à l’aide d’un disque de Secchi. Une faible transparence (moins de 3 mètres) peut être un signe d’eutrophisation. Le lac Notre-Dame n’a jamais enregistré de mesures inférieures à 3 mètres, mais certaines années, la transparence est inférieure à 4 mètres.
Rapport et recommandations 2014 de l’ABV-7
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En 2014, la municipalité de La Pêche et l’Association du lac ont mandaté la firme de consultants ABV-7 pour étudier le littoral et la qualité de l’eau du lac Notre-Dame. Le rapport est disponible au lien suivant:
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L’étude ABV-7 a été menée afin de caractériser le littoral du lac Notre-Dame, d’évaluer la qualité de l’eau et de cartographier les herbiers de myriophylle. L’objectif était de mieux comprendre l’état du lac pour lutter contre l’invasion du myriophylle à épis.
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L’étude fournit des informations détaillées sur l’eutrophisation, un processus lié au vieillissement des lacs. Avec l’âge, les lacs s’enrichissent en nutriments comme l’azote et le phosphore, ce qui favorise la prolifération de plantes aquatiques, notamment le myriophylle à épis, une espèce envahissante.
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L’eutrophisation modifie les caractéristiques du lac, entraînant une accumulation de sédiments et de matières organiques, une diminution du taux d’oxygène dans l’eau et une modification de la composition des espèces végétales. Ce processus peut se dérouler sur des échelles de temps géologiques (des milliers d’années). Il peut également être accéléré par les activités humaines, telles que l’urbanisation, les défaillances des fosses septiques, les activités récréatives et les changements climatiques.
Étapes de l’eutrophisation
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Selon le rapport ABV7, le lac Notre-Dame, initialement oligotrophe, aux eaux claires et bien oxygénées et à faible teneur en nutriments, présente des signes d’eutrophisation. Son état évolue vers la mésotrophie, comme l’indiquent les données de qualité de l’eau, notamment les concentrations d’E. coli (2 à 10 UFC/100 ml), de phosphore total (0,015 mg/L), la transparence de l’eau (4 à 5 m) et la saturation en oxygène dissous (< 54 %).
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Le phosphore est identifié comme le principal nutriment responsable de l’eutrophisation du lac Notre-Dame. Ses sources comprennent des apports naturels (zones humides, érosion, décomposition de la matière organique) et anthropiques (tronçons de rive dépourvues de végétation pour filtrer les nutriments provenant du ruissellement, fosses septiques, produits riches en phosphates et engrais). Les recommandations d’ABV7 pour lutter contre l’eutrophisation comprennent l’application des réglementations en matière de protection du littoral, la revégétalisation des zones littorales dégradées, le contrôle des apports de phosphore et la sensibilisation des résidents aux bonnes pratiques de protection de l’eau.